Pérou. La présidente Dina Boluarte doit ordonner aux forces de sécurité de respecter le droit de manifester

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Réagissant à l’annonce faite par des organisations sociales de tout le Pérou de nouvelles manifestations à Lima, Erika Guevara-Rosas, directrice pour la région Amériques à Amnesty International, a déclaré :

« Amnesty International demande à la présidente péruvienne, Dina Boluarte, et à ses ministres de faire clairement savoir aux forces de sécurité dans l’ensemble du pays qu’il est de leur devoir de faciliter et protéger le droit de manifester pacifiquement, et que l’utilisation excessive de la force contre les manifestant·e·s ne sera pas tolérée. La police et l’armée ont à maintes reprises utilisé la force illégalement ces derniers mois, et plusieurs dizaines de personnes ont ainsi perdu la vie. Ces terribles scènes de répression étatique ne doivent pas se répéter. Les autorités doivent veiller à ce que les balles et les billes de plomb ne soient jamais utilisées en réaction à des manifestations, et à ce que les membres des forces de l’ordre n’utilisent les gaz lacrymogènes que de façon tout à fait exceptionnelle, lorsque cela est strictement nécessaire pour atteindre l’objectif légitime visé, et de façon légale et proportionnée. »

Ces derniers mois, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester. Les autorités ont réagi en utilisant la force meurtrière et en recourant de façon excessive à une force à létalité réduite, dans le but de faire taire et de punir les protestataires, en particulier ceux appartenant à des communautés indigènes et de petits paysans. Entre décembre 2022 et février 2023, 49 manifestant·e·s ont perdu la vie, 11 personnes sont mortes dans le contexte de barrages routiers et des centaines d’autres ont été blessées.

Ces terribles scènes de répression étatique ne doivent pas se répéterErika Guevara-Rosas, directrice pour la région Amériques à Amnesty International

Amnesty International a publié en mai un rapport présentant des informations détaillées sur 25 de ces morts et indiquant que 20 d’entre elles semblent constituer des exécutions extrajudiciaires. Aucun fonctionnaire n’a jusqu’à présent été inculpé en lien avec les crimes qui ont été commis.

Marina Navarro, directrice d’Amnesty International Pérou, a déclaré : « Toutes les personnes doivent pouvoir librement faire entendre leur voix. Les autorités péruviennes doivent garantir les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, et elles ne doivent ni diffuser de fausses informations ni stigmatiser celles et ceux qui choisissent d’exercer ces droits. Plus aucune personne ne doit être tuée ou blessée lors de ces manifestations. »

Nul ne doit mourir du fait de la répression exercée par l’État ou pour être allé manifester. L’organisation rappelle aux autorités péruviennes que l’utilisation de la force publique doit être proportionnée et nécessaire, ce qui inclut l’utilisation des gaz lacrymogènes, qui ont été utilisés de façon excessive, inutile et illégitime pendant les récentes manifestations au Pérou.

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